Faire le caméléon

Le caméléon est un reptile qui dispose une capacité à changer sa coloration grâce aux chromatophores. Chaque chromatophore dégage un pigment de couleurs différentes : les caroténoïdes sont responsables des couleurs orange et rouge; les ptéridines responsables des couleurs jaunes. Et enfin, la mélanine des tons noirs et bruns.

De nos jours, les caméléons envahissent la toile. Sur les réseaux sociaux : un visage peut paraître plus lisse, un café plus mousseux, un paysage plus idyllique. Les chromatophores sont entre leurs mains. Ils transforment en un glissement de doigt tous ce qu’il les entoure. Ils les modulent selon leur humeur, leur envie et trompent leurs prédateurs.

Dans ce nouveau terrain de jeu, les caméléons aiment faire illusion en se forgeant une nouvelle personnalité. Ils séduisent sous une autre identité tout en satisfaisant leur égo. Il suffit de cibler « le sujet » qui fait jaser et hop ! Des mouches rodent déjà autour d’eux. Les mouches sont dupes, elles ne font pas la différence entre le réel et l’irréel. Une fois qu’elles entrent dans une pièce, ne se cognent-elles pas à la vitre afin de retrouver leur liberté ?

C’est ainsi que les caméléons usent de l’art du camouflage en assurant leur prolifération et leur survie…

Photo de cmonphotography sur Pexels.com

Une histoire de photosynthèse…

La lumière est la première source d’énergie d’une plante. N’est-elle pas aussi notre source d’énergie ? N’attendons-nous pas avec impatience notre étoile pour nous ressourcer ? Certes nous ne produisons pas de photosynthèse mais- tout comme l’amidon des plantes- nous stockons cette énergie au plus profond de notre âme.

Pour les plantes, l’obscurité n’est pas un obstacle. La plante s’allonge, grandit et continue son processus de croissance. Elle va puiser toute sa force pour surmonter les ténèbres. Ne puisons-nous pas nos sources afin d’atteindre un semblant de bonheur ? Combien de fois avions-nous ignoré des paroles, des actes et des sentiments fictifs dans l’objectif d’atteindre le crépuscule ? Combien de fois avions-nous jeté le voile sur une illusion, un simulacre ?

Subséquemment, les séquelles apparaissent : la plante ternie et fane. Elle a asséché toutes ses sources dans l’espoir de survivre. A quoi bon de s’obstiner, si le bout du tunnel reste sombre ? Combien de fois doit-on périr pour comprendre que le sacrifice unilatéral, ne permet pas d’atteindre l’éclosion d’une reconnaissance ?

Ne puisons plus nos sources en vain. Gardons-les précieusement afin de les offrir à ceux qui l’arroseront généreusement. Puisqu’ « il y aura toujours une autre occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle. Pour chaque fin, il y a toujours un nouveau départ« , laissons germer à nouveau en apprenant de nos leçons.

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

Coquillages et crustacés.

Une sensation de brûlure dans les yeux,

Un bourdonnement assourdissant dans mes oreilles.

Un vide profond s’installe autour de moi. J’essaye d’ouvrir mes yeux tant bien que mal…

Ai-je enfin trouvé une plénitude ?

Un dégradé de bleu m’entoure. J’ai le souffle coupé. Je ressens une force me pousser.

Puis, le soleil m’accueil et m’éblouie. Je décide de replonger dans la sérénité.

Un jour d’été 2021

Morphée, où es-tu ?

Lorsque Nyx pointe son nez, c’est le signal de la fin d’une longue journée. On s’empare d’une certaine légèreté- c’est ce qu’on appelle l’intimité. Puis, on attend l’entrée en scène d’Hypnos et de Morphée.

La situation initiale & l’élément déclencheur

Toutefois la détente représentait pour moi, la pièce d’une arme à feu plutôt qu’une certaine sérénité. Ce moment de pure paix intérieure et de déconnexion virait constamment au cauchemar. C’était un tourbillon de diverses sensations et de pensées envahissantes. Je revivais en boucle la moindre faute futile du quotidien. C’était mon moment de « débriefing » insupportable dans lequel j’étais la grande fautive. Je m’en voulais de n’être pas à la hauteur de tout ce que j’entreprends. Pourtant, je gérais mon temps professionnel et celui des autres constamment et éternellement. C’est ainsi que j’ai passé le plus clair de mon temps à me mépriser lors du coucher. Et Hypnos a préféré me délaisser… Alors je me suis tournée vers Morphée, je l’ai attendu de nombreuses années. J’espérais qu’il me touche avec ses pavots soporifiques. Mais en réalité, il me frôlait à peine. Je crois qu’il ne passait même plus…

Les péripéties

Pourtant le sommeil favorise la compréhension; stimule la mémoire, les apprentissages; aide notre immunité et favorise le métabolisme. Une bonne nuit de sommeil se compose de 3 – 5 cycles de 90 minutes par nuit. C’est un moment de pur bonheur pour le corps et pour l’âme qui voyage de rêve en rêve. Durant mes séjours, je disais : « on va tellement bien dormir ! » En retour, j’avais le droit à une réflexion du type : « mais pourquoi dormir ? on est venu pour en profiter ! » En effet, on est ici pour profiter et pas pour glander sur un canapé…

Un jour dans un environnement étranger où je me sentais sereine, je me suis endormie profondément… et en prime : j’avais rêvé ! D’habitude, je fais des cauchemars ou des rêves un peu particuliers que j’arrive à interpréter. Là, j’étais comme posée sur une fleur de coton, un nuage… bref : le bonheur! Mon corps se sentait en sécurité, sereine et reposée… A ce moment-là j’ai réalisé que mes peurs, mon stress et, mes angoisses avaient pris le dessus sur mon sommeil. Il fallait absolument que je trouve la raison et une solution pour retrouver Hypnos et Morphée.

Le dénouement

C’est ainsi que j’ai décidé de débuter des séances d’hypnothérapie avec l’usage de l’hypnose humaniste. Après de longues recherches, j’ai compris que c’est ce qui conviendrait au mieux à mes attentes. Je souhaitais une thérapie qui révèle ce qui se passe dans mon inconscient, tout en gardant le contrôle sur mon corps. J’ai trouvé réponse à la raison de ce manque de sommeil : plusieurs traumatismes d’enfance qui se sont reflétés au fil du temps sur ma personnalité. Toutes mes angoisses, mes peurs et le stress infini avaient pris le dessus sur mon sommeil, mes rêves et mon bien-être.

Le corps ne réagit pas pour rien, il révèle ce qu’omet le cerveau. Dans le fond, mon inconscient me le signalait à sa manière. Ce dernier a été nocif, j’ai réagi lourdement aux post-traumas sans m’en rendre compte. A présent, j’essaye de l’écouter afin de trouver la source des problèmes et les cicatriser. Désormais, Morphée passe me caresser avec ses pavots et mon crépuscule s’installe profondément.

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L’infini du bleu

Il y a une chose à laquelle j’aime me comparer : l’océan. Ce bleu infini qui repose les yeux et apaise l’esprit. Tantôt relaxante et calme, tantôt agitée et inquiétante. A chaque moment de doute, je me vois entrain de plonger dans un immense océan.

J’aime cette sensation d’un vide-plein. J’aime cette lourde présence qui m’entoure, qui me protège. L’iode me pique les yeux tout comme mes doutes me piquent le coeur. Mais à chaque fois que je touche le fond, l’océan me remonte à la surface. Et à chaque remontée, je respire plus profondément et j’apprends à découvrir mes propres abysses.

Parfois mes craintes prennent la forme des vagues. Elles jouent avec mon être, mes sensations et mes émotions. Elles me tirent vers le bas puis, me font croire en un semblant de liberté, pour ensuite me reprendre dans leurs tourbillons. Indomptables, imprévisibles mais pas insurmontable… Une fois que le gris laisse place au bleu, elles s’apaisent et se réchauffent.

Une fois apaisée, l’océan revêt son manteau bleu. Il peut-être aussi source d’une force indocile. Seul un satellite peut jouer avec cette masse d’eau. Lorsque le satellite se rapproche, la masse d’eau est complètement attirée. Plus elle s’éloigne, moins la force centrifuge l’attire. C’est un peu « loin des yeux loin du coeur« .

Et ce tourbillon de sensation s’appelle : la vie.

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