Une histoire de photosynthèse…

La lumière est la première source d’énergie d’une plante. N’est-elle pas aussi notre source d’énergie ? N’attendons-nous pas avec impatience notre étoile pour nous ressourcer ? Certes nous ne produisons pas de photosynthèse mais- tout comme l’amidon des plantes- nous stockons cette énergie au plus profond de notre âme.

Pour les plantes, l’obscurité n’est pas un obstacle. La plante s’allonge, grandit et continue son processus de croissance. Elle va puiser toute sa force pour surmonter les ténèbres. Ne puisons-nous pas nos sources afin d’atteindre un semblant de bonheur ? Combien de fois avions-nous ignoré des paroles, des actes et des sentiments fictifs dans l’objectif d’atteindre le crépuscule ? Combien de fois avions-nous jeté le voile sur une illusion, un simulacre ?

Subséquemment, les séquelles apparaissent : la plante ternie et fane. Elle a asséché toutes ses sources dans l’espoir de survivre. A quoi bon de s’obstiner, si le bout du tunnel reste sombre ? Combien de fois doit-on périr pour comprendre que le sacrifice unilatéral, ne permet pas d’atteindre l’éclosion d’une reconnaissance ?

Ne puisons plus nos sources en vain. Gardons-les précieusement afin de les offrir à ceux qui l’arroseront généreusement. Puisqu’ « il y aura toujours une autre occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle. Pour chaque fin, il y a toujours un nouveau départ« , laissons germer à nouveau en apprenant de nos leçons.

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L’infini du bleu

Il y a une chose à laquelle j’aime me comparer : l’océan. Ce bleu infini qui repose les yeux et apaise l’esprit. Tantôt relaxante et calme, tantôt agitée et inquiétante. A chaque moment de doute, je me vois entrain de plonger dans un immense océan.

J’aime cette sensation d’un vide-plein. J’aime cette lourde présence qui m’entoure, qui me protège. L’iode me pique les yeux tout comme mes doutes me piquent le coeur. Mais à chaque fois que je touche le fond, l’océan me remonte à la surface. Et à chaque remontée, je respire plus profondément et j’apprends à découvrir mes propres abysses.

Parfois mes craintes prennent la forme des vagues. Elles jouent avec mon être, mes sensations et mes émotions. Elles me tirent vers le bas puis, me font croire en un semblant de liberté, pour ensuite me reprendre dans leurs tourbillons. Indomptables, imprévisibles mais pas insurmontable… Une fois que le gris laisse place au bleu, elles s’apaisent et se réchauffent.

Une fois apaisée, l’océan revêt son manteau bleu. Il peut-être aussi source d’une force indocile. Seul un satellite peut jouer avec cette masse d’eau. Lorsque le satellite se rapproche, la masse d’eau est complètement attirée. Plus elle s’éloigne, moins la force centrifuge l’attire. C’est un peu « loin des yeux loin du coeur« .

Et ce tourbillon de sensation s’appelle : la vie.

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