L’infini du bleu

Il y a une chose à laquelle j’aime me comparer : l’océan. Ce bleu infini qui repose les yeux et apaise l’esprit. Tantôt relaxante et calme, tantôt agitée et inquiétante. A chaque moment de doute, je me vois entrain de plonger dans un immense océan.

J’aime cette sensation d’un vide-plein. J’aime cette lourde présence qui m’entoure, qui me protège. L’iode me pique les yeux tout comme mes doutes me piquent le coeur. Mais à chaque fois que je touche le fond, l’océan me remonte à la surface. Et à chaque remontée, je respire plus profondément et j’apprends à découvrir mes propres abysses.

Parfois mes craintes prennent la forme des vagues. Elles jouent avec mon être, mes sensations et mes émotions. Elles me tirent vers le bas puis, me font croire en un semblant de liberté, pour ensuite me reprendre dans leurs tourbillons. Indomptables, imprévisibles mais pas insurmontable… Une fois que le gris laisse place au bleu, elles s’apaisent et se réchauffent.

Une fois apaisée, l’océan revêt son manteau bleu. Il peut-être aussi source d’une force indocile. Seul un satellite peut jouer avec cette masse d’eau. Lorsque le satellite se rapproche, la masse d’eau est complètement attirée. Plus elle s’éloigne, moins la force centrifuge l’attire. C’est un peu « loin des yeux loin du coeur« .

Et ce tourbillon de sensation s’appelle : la vie.

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